
Le djembe et la danse
Toute la musique malinke de percussion est vouée à la danse,
présente à toutes les occasions de la vie sociale du village. La plupart des rythmes ne
se jouent qu'à des occasions précises et uniquement lors de ces occasions. Une journée
de danse peut n'être consacrée qu'à un seul rythme, avec des temps forts et d'autres
plus faibles, consacrés au chant.
La symbiose extrêmement subtile et complexe existant entre
danseurs et batteurs permet des changements, des variations rythmiques dont les codes
échappent aux spectateurs toujours surpris par la simultanéité des enchaînements tant
musicaux que chorégraphiques. Sur la base des rythmes des dunun, qui revêtent un aspect
mélodique, la part d'improvisation est confiée au djembe dont les phrases mettent en
valeur les qualités techniques et inventives du musicien. Le chant aux paroles souvent
improvisées intervient, dialogue entre un soliste et le choeur que forme l'assistance.
Les dunun suivent la pulsation des danseurs, les joueurs de
djembé suivent les dunun
Le soliste djembé peut aussi influencer la danse en
changeant les pas de danse par des appels

Les rythmes
Un orchestre djembé est constitué dun soliste
djembé, de 4 à 5 joueurs de djembé daccompagnement et de un à trois joueurs de
dunun.
Un rythme complet résulte en fait de la superposition
harmonieuse dune série de phrases musicales. Un rythme compte de 2 à 5 phrases
musicales différentes pour les djembés, de 1 à 3 phrases musicales pour les dunums et
la cloche kenken.
Le soliste improvise en se basant rythmiquement sur les
phrases jouées.

Bibliographie
"Percussions Africaines, le tambour djembé", par Serge Blanc, 1993, Hexamusic,
Avenue de la Couronne des Prés, BP 7, 78680 EPONE (France)
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